Une grand-mère alsacienne révèle sa recette culte de beignets du carnaval, dorés et croustillants

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Il y a des recettes qui sentent tout de suite la fête. En Alsace, les beignets du carnaval font partie de ces petits trésors qu’on attend chaque année avec impatience. Dorés, croustillants, moelleux au centre, ils réveillent les souvenirs d’enfance dès la première bouchée.

Le charme simple des beignets de carnaval alsaciens

Ces beignets, que l’on appelle souvent fasnachtkiechle ou schankala selon les villages, ont quelque chose de rassurant. Ils ne demandent pas des ingrédients compliqués. Ils demandent surtout du temps, un peu d’attention et cette envie de faire plaisir autour de soi.

Dans beaucoup de familles, on les prépare quand le carnaval approche. La pâte repose, la cuisine se remplit d’une odeur chaude, et tout le monde finit par tourner autour du saladier. C’est simple, mais ça crée un vrai moment.

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Les ingrédients pour réussir des beignets dorés et croustillants

Pour environ 20 beignets, voici ce qu’il vous faut :

  • 500 g de farine
  • 3 œufs
  • 60 g de sucre
  • 80 g de beurre fondu
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 pincée de sel
  • Un peu de lait, si besoin
  • Un trait d’eau-de-vie, facultatif
  • Huile de friture
  • Sucre glace pour finir

La base est très simple. La farine apporte la tenue. Les œufs donnent du moelleux. Le beurre apporte ce goût rond qui fait toute la différence. Et le sucre, bien sûr, donne cette douceur si typique des beignets alsaciens.

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La recette de grand-mère, étape par étape

Commencez par verser la farine dans un grand saladier. Ajoutez le sucre, le sel et la levure chimique. Mélangez, puis incorporez les œufs et le beurre fondu.

Pétrissez doucement jusqu’à obtenir une pâte souple. Elle doit être homogène, mais pas collante. Si elle vous semble un peu trop sèche, ajoutez une cuillère de lait à la fois. Vous pouvez aussi mettre un petit trait d’eau-de-vie, comme le font certaines familles en Alsace. Cela donne un parfum discret et une pâte un peu plus légère.

Quand la pâte est prête, couvrez-la avec un torchon propre. Laissez-la reposer 30 minutes. Ce temps est important. Il permet à la pâte de devenir plus facile à étaler et plus agréable à frire.

Ensuite, farinez légèrement votre plan de travail. Étalez la pâte sur environ 1 cm d’épaisseur. Pas plus fin, sinon les beignets perdent leur côté moelleux. Pas trop épais non plus, sinon ils cuisent mal au centre.

Découpez des losanges pour faire les fasnachtkiechle. Si vous préférez la forme traditionnelle des schankala, roulez de petits boudins et donnez-leur leur forme habituelle. C’est un geste un peu artisanal, presque joyeux. Et justement, c’est ce qui fait leur charme.

Faites chauffer l’huile dans une friteuse ou dans une grande casserole. L’huile doit être bien chaude, mais pas fumante. Si elle n’est pas assez chaude, les beignets boivent trop de gras. Si elle est trop chaude, ils dorent trop vite sans cuire dedans. Voilà le petit piège à éviter.

Plongez les beignets quelques-uns à la fois. Laissez-les dorer de chaque côté pendant quelques minutes. Ils doivent prendre une belle couleur blonde et appétissante. Égouttez-les ensuite sur du papier absorbant.

Terminez par une pluie de sucre glace. Servez-les tièdes, c’est là qu’ils sont les meilleurs. Le contraste entre l’extérieur croustillant et le cœur moelleux est vraiment irrésistible.

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Les petits gestes qui changent tout

Une bonne recette tient souvent à des détails très simples. Ici, le repos de la pâte compte beaucoup. Une pâte reposée se travaille mieux et donne des beignets plus tendres.

Autre point important : ne surchargez pas la casserole. Si vous mettez trop de pâte d’un coup, la température de l’huile chute. Les beignets deviennent alors plus gras et moins jolis.

Enfin, ne les servez pas brûlants. Une grand-mère alsacienne vous le dira sans hésiter. Il faut attendre un peu. Le beignet doit être chaud, oui, mais pas au point de vous faire regretter la première bouchée.

Un dessert de fête qui raconte bien plus qu’une recette

Ce qui touche dans ces beignets du carnaval, ce n’est pas seulement leur goût. C’est tout ce qu’ils racontent. La cuisine familiale. Les mains qui transmettent. Les recettes qu’on garde dans un carnet ou dans la mémoire. Les dimanches d’hiver où l’on fait la cuisine ensemble.

Dans certaines maisons, on les sert encore avec une soupe de légumes. Ce contraste peut surprendre, mais il a du sens. Après les plats simples de l’hiver, les beignets marquent une pause joyeuse avant le Carême. Ils disent que la fête commence, même avec peu d’ingrédients.

Et c’est peut-être pour cela que cette recette traverse les générations. Elle est facile, oui. Mais elle a aussi une âme. Quand l’odeur de friture douce remplit la pièce, on comprend vite pourquoi tant de familles y tiennent encore aujourd’hui.

Comment les servir pour retrouver l’esprit du carnaval

Vous pouvez les présenter sur un grand plat, avec un peu de sucre glace juste avant de servir. Ils sont délicieux seuls, mais aussi avec un café, un chocolat chaud ou une soupe légère si vous voulez respecter la tradition.

Pour une ambiance encore plus conviviale, préparez-les à plusieurs. L’un étale la pâte. L’autre découpe. Un troisième surveille l’huile. Et au milieu, il y a les rires, les petites discussions et cette impression simple d’être bien ensemble.

Au fond, ces beignets du carnaval alsaciens sont bien plus qu’une gourmandise. Ils sont une façon de garder vivante une mémoire de famille. Et franchement, quand une recette réussit à faire ça, on comprend vite qu’elle mérite d’être transmise.

Caroline Valette
Caroline Valette

Je suis journaliste culinaire et autrice gourmande, formée à l’Institut Paul Bocuse après un master en histoire de l’alimentation à l’Université de Lyon 2. J’ai travaillé plus de dix ans entre restaurants bistronomiques et maisons d’édition dédiées à la cuisine régionale. Installée à Dijon depuis 2015, je me spécialise dans les produits bourguignons, les accords mets-vins et les récits de voyages gastronomiques en Europe. J’aime aussi explorer le lien entre cuisine et art de vivre à la maison au fil des saisons. J’écris pour partager des expériences sincères, des adresses éprouvées et une gastronomie accessible mais exigeante.

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